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Le désert

Photo du rédacteur: Armia Dimitri
Armia Dimitri
il y a 11 minutes
1 min de lecture

(poème)


Les aiguilles de l’aube percent

Le corps endormi de la nuit

Ce corps blond allongé

Aux galbes mystérieux et mystiques

Ondule enfin et l’on voit

Comme une peau de serpent qui brille

Comme une mer qui scintille sous les cristaux qui fondent

 

Sur des vaisseaux qui tanguent

Des marins-bédoins avancent

Le dos au pays

Un goût de sable emplit leurs bouches

Comme le sel bouche la peau des matelots

Et les yeux accrochés à toute oasis

Ils rêvent

De cet îlot inouï

Où ils pourront un jour déposer leur fardeau

 

Nomade inlassable

Tu cherches un Petit prince qui dors peut-être en toi

Mais la terre est un mirage qui luit souvent au loin

C’est la prière le thé le chant qui enchantent quand le voyage se fait sans fin

 

 

Le désert est tout pâle comme une mer fatiguée

Mais le vent est le même pour qui veut écouter

Il chante des poèmes

Dans les tentes et dans les voiles

Et là-haut dans le ciel les mêmes étoiles mènent

Le pas des pèlerins qui peinent

Dans cette vie ou l’on n’apprend

Que chemin faisant

 
 
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